Culture du sport : L’excellence à tout point de vue

Culture du sport : L’excellence à tout point de vue

Que l’on soit amateur ou professionnel, le sport joue un rôle important dans notre développement personnel tout comme il fait appel au développement personnel pour de meilleures performances, notamment quand on est jeune golfeur. Parcours d’une question essentielle qu’est la culture du sport !
Il faut toujours être en apprentissage et en développement pour atteindre son plein potentiel, dit-on souvent dans le milieu golfique. Une affirmation qui s’applique également au sport d’une manière générale, notamment de nos jours où la quête de performances, aussi bien dans le milieu amateur que professionnel, exige de s’entourer de préparateurs mentaux ou coach en développement personnel, au-delà des aptitudes purement physiques. Maîtriser ses émotions face à une situation délicate, gérer l’échec et en tirer profit ou simplement apprendre des valeurs fondamentales sont autant d’atouts sur lesquels on peut capitaliser quand on a la culture du sport.
Le Maroc est connu comme étant un pays de sport mais y a-t-il une vraie culture du sport ? À cette question, Hassan Fekkak, Directeur Technique du Comité National Olympique Marocain (CNOM) répond : « C’est quoi une vraie culture du sport ? Ce que je constate aujourd’hui, dans notre pays, c’est que les Marocains aiment le sport. À tous les coins de rue, des enfants improvisent des terrains et jouent au ballon. Il y a une ouverture exponentielle des salles de sport. Il y a de plus en plus de terrains de proximités, des installations sportives en plein air. Les Marocains s’intéressent, aussi, aux résultats des sportifs, quelle que soit la discipline. Est-ce que la pratique du sport est optimisée dans notre pays ? Je dirai qu’il y a encore une marge de progression et un grand potentiel à développer ».

Performances sportives et citoyenneté
Mettant en avant l’impact positif de la pratique sportive sur l’éducation, sur la santé et sur le rayonnement du pays à l’international, M. Fekkak affirme que tous les ingrédients sont réunis pour concevoir un projet global et faire du sport un secteur de développement humain et économique. Cela passe, à l’en croire, par la rénovation des infrastructures, l’amélioration de la formation des cadres et éducateurs sportifs. « Une culture n’est pas figée, elle est en perpétuelle évolution. À nous d’être les acteurs d’une culture sportive qui nous ressemble », dixit Hassan Fekkak.
Interrogé sur la place qu’occupe le développement personnel dans le travail du CNOM, il soutient que « le développement personnel ou comme dit notre président « Tirer vers l’excellence » est au centre de toutes les missions du CNOM ». Outre la promotion des valeurs olympiques, le CNOM accompagne les différentes fédérations sportives marocaines afin d’améliorer les performances sportives mais également de former de bons citoyens. « La médaille est importante, mais le chemin qui conduit à la médaille est plus riche d’apprentissages et d’enseignements pour la vie », affirme Hassan Fekkak.

Respect, honnêteté, patience…
Concernant le golf, Hassan El Mansouri, Vice-Président Délégué de la Fédération Royale Marocaine de Golf, se pose la question suivante: « Le golf est-il un excellent moyen de développement personnel ou bien faut-il avoir des bons outils de développement personnels pour s’épanouir au golf ? ». Pour lui, la réponse peut être différente selon le niveau de pratique de golf. « Pour le jeune joueur, ce sport est exceptionnel car il est basé sur des valeurs fondamentales pour le développement personnel telles que le respect (respect de soi, respect du terrain, respect des règles, respect de l’étiquette, respect de l’adversaire, respect du caddy…), l’honnêteté, la patience, la confiance, la courtoisie…», explique-t-il (lire son interview page 33).
Et de poursuivre : « Pour les joueurs d’un niveau plus compétitif, la question se pose différemment. Pour pouvoir performer en compétition, le besoin de travailler sur son développement personnel devient indispensable. Le golf est un sport individuel où l’on a beaucoup plus de temps dédié à la réflexion qu’à l’exécution, contrairement à la majorité des sports que je connais où, une fois sur le terrain, tout se passe tellement vite que la réflexion laisse la place à l’instinct ».
Ce temps de réflexion avant l’exécution d’un coup peut parfois ne pas porter ses fruits. Des jours sans, tout golfeur en a connus. Tout comme des jours où le golfeur joue bien sans que les résultats ne suivent. Face à soi-même, comment appréhender tout cela, surtout quand on est un jeune joueur? « Le propre de tout sport individuel et que le joueur est confronté, in fine, à lui-même. Si réussite il y a, le joueur se doit de la fêter en toute lucidité. Par contre, je ne parlerai pas de défaite ou d’échec, si le joueur ne parvient pas à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé, je dirai plutôt qu’il a, là, une formidable opportunité d’apprentissage, une occasion de tirer les leçons et des enseignements pour l’avenir », affirme M. Abdellatif Idmahamma, Secrétaire Général de la Fédération Royale Marocaine de Golf et du Comité National Olympique Marocain.
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Accompagnement mental
Pour y parvenir, M. Idmahamma souligne qu’il faut beaucoup de recul et beaucoup de maturité. « Pour la plupart des joueurs cela se développe et ne peut se développer que grâce à l’accompagnement adéquat par un coach mental. En tout cas, cet accompagnement est incontournable, si le jeune golfeur veut faire du golf son métier », précise-t-il (lire son interview page 34).
« Tout échec, pour être profitable, doit être digéré émotionnellement avant d’être analysé (…). En revisualisant ensuite dans les détails son tournoi et en faisant des « arrêts sur image» dans les moments déterminants de l’épreuve, le préparateur mental et le sportif tentent de mettre à jour les vraies raisons, toujours spécifiques de l’échec : une pensée parasite, une focalisation trop importante sur soi ou sur la technique, un conseil technique de son coach mal interprété, etc. », soutient Marion-Mari Bouzid, Psychologue clinicienne, spécialisée en thérapies comportementales et cognitives. C’est en comprenant les raisons précises de son échec que le sportif pourra les corriger et se donner les chances de progresser, d’après Marion-Mari Bouzid (lire son interview page 35).
Aux jeunes golfeurs, elle dit : « N’ayez pas peur d’échouer, surtout en début de carrière, c’est une question de réussite ! Un deuxième conseil est de se fixer des objectifs de maîtrise en plus des objectifs de résultat. En effet, il est des challenges que l’on gagne haut la main mais avec facilité tandis qu’il existe des échecs sur le papier où l’on peut avoir très bien performé».
Au regard de toutes ces analyses, le sport est incontestablement une école de la vie, le golf en particulier. Apprendre à mieux se connaître soi-même, savoir tirer profit de ses échecs pour progresser, respecter son environnement et son partenaire de jeu, apprendre à être humble et toujours se remettre en question sont autant de valeurs acquises, en pratiquant le golf, abstraction faite du résultat.
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