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Interview Express : Nicolas Barraud

«Nous devons consolider la destination Marrakech »

Entretien. En octobre, Marrakech sera en pleine lumière avec la venue de l’International Golf Travel Market (IGTM). Tous les golfs de la Ville Ocre sont mobilisés.

Golf du Maroc : Depuis combien de temps travaillez-vous au Maroc ?
Nicolas Barraud : Je suis arrivé au Maroc, il y a huit ans, en octobre 2011, pour prendre la direction du Golf du Soleil à Agadir qui ouvrait. C’était une évidence de venir au Maroc car ma mère est née ici. J’ai passé 4 ans à Agadir sur ce golf qui, en termes de business, est celui qui marche le mieux au Maroc, et je m’y suis éclaté. Ensuite, je suis venu à Marrakech au Montgomerie Golf mais quand Open Golf Club et Prestigia ont décidé de ne plus travailler ensemble, j’ai reçu une offre du Groupe Alliances pour reprendre le Golf d’Al Maaden.

GDM : Le Maroc vous a donc séduit ?
N. B. : Oui. Je me suis marié ici, ma femme est marocaine, ma fille est née à Marrakech. J’ai donc un attachement très fort, tout comme mes parents et ma famille.

GDM : L’IGTM va avoir lieu à Marrakech, en octobre. Quel rôle jouez-vous dans ce salon du tourisme golfique ?
N. B. : Il y a à peu près deux ans, Jalil Bennis, alors directeur général de la Fédération Royale Marocaine de Golf, m’a demandé quels seraient mes plans d’action pour développer le tourisme golfique au Maroc. J’ai donc commencé à travailler sur pas mal d’actions ciblées par pays. A chaque fois que je rentrais de l’IGTM où j’avais représenté le golf dont je suis le directeur, je me disais qu’on aurait tellement de choses à faire au Maroc et notamment à Marrakech. Je lui ai alors parlé de l’IGTM. Cette idée a séduit la Fédération qui m’a encouragé à me renseigner sur l’organisation des éditions précédentes pour connaître le budget et remplir le dossier de candidature. Avec l’appui des golfs de Marrakech, nous avons monté le dossier de candidature que nous avons envoyé à Reed Exhibitions. Quand les gens de chez Reed sont venus en mission d’inspection à Marrakech, ils en sont repartis impressionnés.

GDM : Tous les golfs de Marrakech sont donc associés à cet événement ?
N. B. : Bien sûr, nous travaillons tous ensemble, surtout depuis que nous avons créé l’Association des golfs de Marrakech, il y a un an. Chaque mois, tous les directeurs des golfs se réunissent pour essayer d’avancer sur le plan de la promotion, pour échanger sur la gestion, l’entretien des parcours, l’utilisation des eaux usées, le management et mettre en commun des moyens pour communiquer à l’étranger. C’est vraiment un partage d’expérience.

GDM : Qu’est-ce que vous attendez de l’IGTM ?
N. B. : On sait que l’année suivant l’IGTM, la destination enregistre une augmentation du business golfique de 10 à 20 %. Nous allons donc vendre plus de green-fees, plus de nuitées, plus de repas dans les restaurants. L’impact sur Marrakech et le coup de projecteur sur le Maroc seront importants.
GDM : L’IGTM pourrait être l’occasion de faire un pass pour tous les golfs de Marrackech ?
N. B. : Cette idée du golf pass, on en parle depuis longtemps, mais ça prend du temps de voir techniquement et financièrement comment on pourrait monter un tel produit. C’est au cœur de nos discussions et nous espérons aboutir rapidement.

GDM : Le Maroc exploite-t-il totalement son potentiel touristique ?
N. B. : à Agadir et à Marrakech, le potentiel est énorme parce que tout est là : les infrastructures, les aéroports, les hôtels et les parcours de golf. Il y a aussi la vie nocturne qui permet d’alimenter une belle semaine de golf. À mon avis, ces deux marchés doivent être consolidés avant de défendre des destinations en devenir comme Saïdia et Tanger qui manquent encore de structures.

GDM : La critique que l’on fait au Maroc est au niveau des services. Cela fait-il partie de vos discussions ?
N. B. : Déjà, il faut tirer un coup de chapeau à la Fédération qui nous aide beaucoup en termes de formation des pros, des greenkeepers et des caddys. Nous sommes bien entendu conscients de tous ces besoins de formations qui doivent être permanentes. Tous les ans, nous devons former nos équipes afin d’accueillir nos clients en français, en anglais, en allemand... Nous sommes donc sensibles à ce problème.
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Nicolas Barraud
Directeur du golf d’Al Maaden et président de l’Association des directeurs de golfs de Marrakech.

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