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Jeux Olympiques 2016

Ils vont tous se prendre aux Jeux

Pour la première fois depuis 1904, le golf va être disputé aux Jeux Olympiques de Rio. Si, chez les hommes, une vague de forfaits ternit quelque peu le tournoi ; chez les femmes, en revanche, les meilleures joueuses du monde tiennent à répondre présentes. Avec, en surprise de dernière minute, la présence de Maha Haddioui pour défendre les couleurs du drapeau marocain.

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Dans quelques jours vont débuter les Jeux Olympiques de Rio. Au programme, une nouveauté qui nous tient chaud au cœur avec l’organisation de tournois de golf masculin et féminin. Une première depuis 1904 ! Depuis cette date, le golf a disparu de la longue liste des sports disputés, devenant, à l’instar du rugby et de la formule 1, une des rares disciplines à être boudée par la famille olympique. Aussi, quand après un intense lobbying et un long combat au plus haut niveau, le Comité International Olympique a réintégré le golf aux J.O., la nouvelle a été saluée par les plus grands champions de la discipline, les Nicklaus, Player ou Sörenstam qui avaient tant œuvré à ce retour. A quelques jours de l’ouverture des J.O. de Rio de Janeiro, replongeons-nous dans la très courte histoire du golf et de l’olympisme.

Les athlètes abandonnés à leur sort
JO-1904-Golf-1Tout commence en 1900. Quatre ans plus tôt se sont déroulés les premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne. A Athènes, là où tout avait été inventé, près de trois mille ans auparavant. C’est sous l’impulsion de Pierre de Coubertin que Paris est choisi pour recevoir en 1900 les 2èmes Jeux Olympiques. Cette année-là, Paris accueille également l’Exposition universelle qui recevra 51 millions de visiteurs !
A leur début, les J.O. n’ont rien à voir avec ceux d’aujourd’hui. Intégrées aux festivités de l’Exposition universelle, les épreuves sportives n’ont pas toujours grand-chose à voir avec le programme officiel. Même les spécialistes s’y perdent pour retrouver les vrais médaillés. Dans cette confusion du genre qui mélange des épreuves scolaires (!)
à d’autres plus sérieuses, personne ne s’y retrouve. Pas même les athlètes. De toute façon, ils n’ont pas de village olympique (ce concept ne sera inventé qu’en 1932 pour les J.O. de Los Angeles) et sont logés un peu partout à Paris et en banlieue, livrés à eux-mêmes. Au programme de ces Jeux de 1900, une épreuve de golf est organisée à Compiègne, à une centaine de kilomètres de Paris. Ce golf, construit en 1896 au centre de l’hippodrome, à l’image du golf d’Anfa de Casablanca, est le seul golf de la région parisienne, celui de la Boulie, à Versailles, venant tout juste d’être inauguré.
Les 3 et 4 octobre 1900, trois tournois sont organisés, deux masculins (le Grand Prix de l’Exposition universelle et un Handicap des Hommes amateurs) et un féminin (Prix de la Ville de Compiègne). Chez les messieurs, la victoire dans le tournoi principal est remportée par l’Américain Charles Edward Sands avec 167 coups et un seul coup d’avance sur l’Anglais Walter Rutherford. Chez les dames, c’est la résidente de Chicago, Margarett Abbott qui s’impose devant ses neuf autres adversaires avec un score de 47 coups (l’épreuve est sur 9 trous). Ce n’est pas une médaille d’or que rapportera Abbott aux Etats-Unis mais un bol en porcelaine offert en guise de premier prix ! Comme nombre de ces compétiteurs de l’époque, Margaret Abbott ne saura jamais qu’elle avait remporté le premier titre olympique de l’histoire du golf !

Les Américains raflent tout par équipes
063 540344604Quatre ans plus tard, les Jeux traversent l’Atlantique et se déroulent à Saint-Louis, dans le Missouri. Au programme, deux tournois masculin, un en individuel, l’autre par équipes. L’épreuve individuelle n’est cette fois plus en stroke play mais en match play. En individuel, victoire du Canadien Georges Lyon devant l’Américain Chandler Egan. Par équipes, le résultat est assez étrange puisque la 1ère place est occupée par les USA (Western Golf Association), la 2ème place par les USA (Trans-Mississipi Association) et la troisième par les USA (United States Golf Association) ! Précisons que les épreuves de golf n’ont attiré que les Canadiens et les Américains car aucun golfeur européen n’a traversé l’Atlantique, les voyages se faisant alors par paquebot.

Une intense campagne de lobbying
Les Jeux de 1908 se déroulant à Londres, on peut imaginer que le golf sera un de ses temps forts. Pas du tout, le golf est carrément absent du programme officiel. Il ne réapparaîtra qu’en 2016, soit 112 ans après Saint-Louis. Mais faire revenir le golf aux Jeux n’est pas une mince affaire. Il faut des décennies de discussions, de tractations, de lobbying pour obtenir gain de cause. Et c’est en 2009, à l’occasion du 121ème congrès du CIO, que le golf est réintroduit à titre d’essai pour deux olympiades, 2016 au Brésil et 2020 au Japon. Ce jour-là, de grands champions sont à Lausanne pour plaider la cause du golf : Padraig Harrington, Michelle Wie, Suzann Pettersen et Matteo Manassero, alors amateur, auxquels s’ajoutent les témoignages vidéos de Jack Nickaus, Gary Player et Tiger Woods. Pour l’occasion, Rio de Janeiro fait construire un nouveau golf dans ses faubourgs. Confié à l’architecte Gil Hanse, ce nouveau golf, destiné à devenir public, connaît une succession de retards mais ouvre à temps pour les Jeux.

Une vague de forfaits
Salué par tous, le retour du golf aux J. O. connaît depuis quelques couacs. Surtout chez les messieurs. Car dès le mois de mai, les forfaits tombent en cascade: Rory McIlroy, Jordan Spieth, Jason Day, Dustin Johnson, Adam Scott, Louis Oosthuizen, Charles Schwartzel, Vijay Singh, Victor Dubuisson, Graeme McDowell, Hideki Matsuyama… Soit, parmi cette liste non exhaustive, six des meilleurs joueurs du monde ! Cause de ces forfaits : le virus Zika transmis par les moustiques, l’insécurité au Brésil et l’instabilité politique. Ces prétextes font bondir le responsable des Jeux Olympiques pour qui ces forfaits ne sont attribuables qu’à l’absence de dotation. Il craint aussi que ce désintéressement pour cette épreuve fragilise la présence du golf aux J.O. après l’édition de Tokyo en 2020.
Heureusement, certains sont impatients de vivre cette nouvelle expérience. «J’ai hâte d’y être, confie Bubba Watson. Ma femme qui jouait au basket-ball n’avait pas pu honorer sa sélection à cause d’une blessure au genou. Je ne veux pas rater ça.» «Je n’ai pas peur des moustiques. Les ours m’effraient plus», s’amuse Henrik Stenson, vainqueur du dernier Open britannique. «Les Jeux sont tous les quatre ans. Cela vaut donc le coup de prendre le risque», conclut Danny Willett, vainqueur du Masters en avril dernier.

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